Le livre

En 1939, Jacques a 10 ans. Il vit heureux à Châlons-sur- Marne entouré de sa famille. Le 3 septembre, la guerre éclate. Pendant cinq ans, avec les siens, il connaîtra l’angoisse et la clandestinité devant les persécutions antisémites des Nazis et de la Milice.

En 1940, l’exode sur les routes encombrées de millions de gens fuyant devant l’arrivée de la Wehrmacht les conduit à Andernos-les-Bains. Ensuite, retour à Châlons-sur-Marne en zone occupée. Son père y est emprisonné par les Allemands durant cinq mois. Une fois libéré, c’est la fuite vers la zone libre. Après avoir franchi de nuit la ligne de démarcation et un bref séjour à Lyon dans l’insécurité, ils trouveront refuge à Villeneuve-sur- Lot où ils resteront jusqu’à la fin de la guerre, échappant aux rafles et aux arrestations. Durant toute cette période ils seront protégés et sauvés par de nombreux amis.

Jacques S. Bachmann, longtemps reporter-photographe, écrit le récit de ces tribulations et décrit au quotidien l'existence tourmentée des longues années de guerre.

Bertrand et Marie Fabre, les Justes de Jacques S. Bachmann, viennent d'être reconnus Justes parmi les Nations par l'Institut Yad Vashem de Jérusalem.

 

Commentaires des internautes

Commentaires

Je viens de finir la lecture de ton livre et je suis vraiment ébloui par ta description de l'insouciance de ta jeunesse avec les jeux de ton âge durant cette guerre et, parallèlement, la crainte continuelle de se faire prendre, toi et ta famille par les Allemands.
J'éspère que le livre aura beaucoup de succés car les témoignages sur ce sujet même étant poignants et douloureux doivent être pour toujours divulgués afin d' éviter l'oublie de cette horrible époque et leurs expériences . Je parle surtout des nouvelles générations qui ne s'y intéressent pas, qui ne connaissent rien à ce propos et tous les autres qui oublient facilement ou n'y croient pas. Je vous félicite vraiment .
Félicitations à Jacques pour cette superbe initiative et cette indispensable reconnaissance de personnes souvent anonymes mais douées d'une véritable humanité répondant à de nombreuses valeurs qui nous sont chères.
J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ton livre qui évoque des moments si douloureux et en même temps une certaine insouciance pour faire face à cette terrible période. Bravo pour avoir gardé en mémoire autant de détails qui en font un récit émouvant. J'ai beaucoup aimé cet enfant de 10 ans téméraire.Toutes mes félicitations pour la réussite de ce livre.
Ce témoignage émouvant et réaliste devra compter dans la mémoire de nos contemporains si enclins à vivre dans l'instant sans s'attacher aux bonheurs et aux malheurs vécus. Soyez récompensé pour votre effort de transmission et de rédaction très difficile. Comment transcrire et faire ressentir la peur, la joie, l'amour filial, l'amitié, la compassion ? Merci pour ceux qui ont bravé la barbarie, merci pour vos lecteurs rendus insensibles par l'air du temps.
Je retrouve à la lecture de ce livre ce que j'aime beaucoup chez toi Jacques un besoin d'honnêteté, de vérité, qui nécessite toujours une bonne dose de courage. ... Ton livre témoin d'un temps où régnait la folie meurtrière, malheureusement toujours présent aujourd'hui dans certains esprits égarés, est très émouvant par sa simplicité et ses nombreux détails de la vie quotidienne, qui lui confèrent toute son authenticité. Et au delà, tu évoques si bien ton grand amour de la vie, si précieuse, où l'on rencontre aussi des personnes merveilleuses ...
Je cherchais dans mes souvenirs ce que ma mère et ses parents avaient du faire pendant la guerre. Suite à la venue d'un policier français chez eux, pour emmener mon grand-père qui n'était pas chez lui à ce moment là, la famille est partie chez des amis dans la campagne marseillaise. Mon grand-père a été averti qu'il ne fallait pas qu'il rentre chez lui le jour de la visite du policier. Certainement il avait l'idée de ce qu'il pouvait risquer étant donné qu'il était soldat russe se battant en France durant la 1ère guerre. Voilà, mes grands-parents et ma mère avaient fuit leur maison et étaient hébergés chez les Grégoire. Deux des membres de ma famille maternelle, eux, sont restés, obéissants aux ordres, dans une maison où la police regroupait des juifs, à la Rose, à Marseille. Tout le monde a ensuite été emmené en Pologne pour alimenter des fours.......

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